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PAILLERON (Edouard). La Poupée .

PAILLERON (Edouard). La Poupée .

SKU : 9500826
350,00 €Prix
Paris, Calmann Lévy, éditeur, 1890, in-8 (28 x 22,5 cm), percaline rouge, bords biseautés. Au premier plat, titre au palladium formé de lettres historiées (poupon avec un panier pour le L, Pierrot appuyé sur une échasse pour le A, soldat tenant un drapeau pour le P, deux clowns pour le O, pantin et trombone pour le U, poupée articulée pour le P, jeune fille tenant un bilboquet avec une cloche et un chat pour le premier E, fillette soufflant dans une trompette devant un ballon, pour le second), au centre vignette dorée (une petite fille embrassant un poupon démembré, d'après l'ill. p. 8). Second plat orné d'un fer noir végétal, dos muet, tr. dorées, (8)-21-(3) pp. ¦Édition illustrée par Adrien MARIE. Singulier texte que ce poème, écrit pour la fille de l'auteur, Marie-Louise Pailleron (1872-1951) : "Pailleron a écrit sur sa fille des choses charmantes, dans ce même ton que j'appellerais volontiers le réalisme de l'idéal. Dans le nombre, il existe un petit poème intitulé La Poupée, qui fut publié pour la première fois dans le numéro de Noël 1881 de L'Illustration. Il a été republié en brochure depuis [Calmann Lévy, 1884, 8 pp.], mais ces vers ne font partie d'aucun volume (...) il s'agit d'un délicieux petit chef-d'oeuvre (...) Pailleron y est pe int tout entier, tel qu'il est, en réalité, avec sa nature si complexe et si franche" (F. Anthony, Revue internationale, 1884). Dans ce texte, l'académicien Édouard Pailleron (1834-1899), célèbre pour sa comédie Le Monde où l'on s'ennuie (1881), gendre de Buloz, le fondateur de la Revue des Deux Mondes, met en cause sa fonction de père écrivain, face à sa fille, et s'exclame : "Tu demandes pourquoi, ma fille bien-aimée, Je tiens ainsi ma vie absurdement fermée, Griffonnant tout le jour pour un but hasardeux, Quand nous pourrions si bien jouer, là, tous les deux ?" "La Poupée, de M. Édouard Pailleron, est à la fois une oeuvre d'artiste et de père, aussi étincelante qu'attendrie, et qui ravira toutes les mères. Il n'y a là ni fantaisie ni recherche ; c'est la nature même, c'est l'enfance mise en scène avec sa grâce et son charme irrésistible, auxquels l'auteur n'a fait qu'ajouter une pointe d'esprit et d'émotion. Les vignettes expressives de M. Adrien Marie complètent et illuminent le texte séduisant de l'académicien" (Le Correspondant, 1899). Ce peintre (1848-1891) a illustré de nombreux livres pour enfants, notamment La Chanson des joujoux de Jules Jouy (1890, PH 4/71), et des livres pour Bernardin-Béchet, Guérin, Hachette, Hetzel, etc. Quant à Marie-Louise Pailleron, elle deviendra, à son tour, femme de lettres et auteur d'ouvrages d'histoire littéraire, publiant François Buloz et ses amis : la vie littéraire sous Louis-Philippe, La Revue des Deux Mondes et la Comédie-française, Les Derniers romantiques, Les Écrivains du Second Empire (Calmann-Lévy, 1919-1924, 4 volumes), Les Aventures de M. de Jouy de l'Académie française (1919), Souvenirs de Miette [Mme Paul Bourget] (1919), Les Auberges romantiques (1929), des livres sur George Sand, Sainte-Beuve, Madame de Staël, etc. Elle perpétuait ainsi, à la troisième génération, la tradition littéraire familiale. Cette vocation a, peut-être, été initiée par le petit poème cité... Sur le même thème, on consultera, en plat historié, Poupées et légendes de France de Marie Koenig (1900). Peu commun.
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