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PEREA (Don Daniel). A los toros. Album.

PEREA (Don Daniel). A los toros. Album.

SKU : 9501147
1 200,00 €Prix
Barcelona, Hermenegildo Miralles, [1895], in-4 oblong (37 x 26 cm), percaline crème, bords biseautés. Au premier plat, polychrome, signé Pasco, éventail de dentelle de résille déployé à thème taurin, au centre un taureau, de part et d'autre deux toréadors, sur fond floral. Second plat muets, tr. rouges, gardes illustrées de motifs en perles et tissus polychromes, 28 pl. lithographiées sous serpentes légendées en espagnol, français et anglais et 4 pl. illustrant la musique de la Marche de Manoleria de l'opérette "Pan y Toros", illustrée par le même artiste. ¦Dans une étude parue dans la revue Société et représentations (n°29, 2010), « De Goya à Hemingway : visions tauromachiques », Ozvan Bottois rappelle que le « peintre espagnol Francisco de Goya y Lucientes et lécrivain américain Ernest Hemingway comptent sans doute parmi les plus célèbres aficionados. Le premier a marqué lhistoire de la représentation artistique de la tauromachie, notamment avec sa série de gravures intitulée Tauromaquia, éditée en 1816. Le second est lauteur dun ouvrage paru en 1932, Mort dans laprès-midi, indispensable à quiconque sintéresse aux courses de taureaux. » Bottois montre « comment, malgré une différence dépoque et de support, les deux hommes tendent à proposer une approche analogue de la corrida, tant sur le plan esthétique quéthique. Elle vise également à appréhender la façon dont près dun siècle plus tard, Ernest Hemingway a pu se retrouver et puiser dans lhéritage laissé par Goya, faisant ainsi écho au peintre dans sa conception et sa représentation de la tauromachie. »De fait, louvrage de Perea est cité dans les sources littéraires dHemingway pour son roman Mort dans laprès-midi (Miriam B. Mandel, A Companion to Hemingway's Death in the Afternoon, 2009).Cette passion tauromachique dHemingway (1899-1961) fit de lui un aficionado dès le début des années 1920 et se manifeste dès son roman Le Soleil se lève aussi (1926), jusquà sa mort. En 1959, il écrit encore LÉté dangereux, un autre livre à la gloire de la tauromachie.Cest cette passion qui sexprime dans toutes les planches de lalbum de Perea, un des grands artistes taurins. Dans El Cartel Taurino: Quites Entre Sol y Sombra (1998), Begoña Torres González consacre une notice à cet artiste : « Daniel Perea (1834-1909) fut l'un des plus habiles dessinateurs et lithographes dans la seconde moitié du siècle. Son activité lithographique a commencé en 1884; nous dit Ossorio et Bernard, spécialistes de la tauromachie: "participant à plusieurs expositions d'aquarelles du Cercle Beaux-Arts représentant des corridas et de jeunes taureaux dans les villages". Il a travaillé avec son frère Alfredo Perea, sur la plupart des planches qui illustrent le livre de J. Sanchez de Neira. Il était l'un des artistes d'affiches taurines les plus demandées par les firmes commerciales et les organisateurs de grandes corridas. Il dessine de nombreux taureaux célèbres, des scènes tragiques ou comiques et des descriptives du festival, en publiant ses lithographies dans le magazine La Lidia, dont les pages ont souvent cultivée lallégorie taurine, combinant une variété de scènes et de symboles dans la même composition. Il était un membre actif du Cercle des Beaux Arts, et contribua à en augmenter les revenus avec la publication en 1892 du Tambourin avec la couverture de Joaquín Sorolla. Le comité d'organisation lui a commandé pour le bal masqué de cette année, la réalisation d'une affiche avec Cecilio Plá, affiche ne devant être signé que par ce dernier. En ce qui concerne son travail comme dessinateur tauromachique, il est un vrai spécialiste du genre. Héritier de la tauromachie romantique, ses taureaux ont des têtes et des cornes impressionnantes, de grands mouvements lents et saisis dans leur élan. Il travaille l'individualisation de ses personnages, il détermine les aspects de ses portraits sans toujours parvenir à une véritable différenciation psychologique ou physionomique. Très intéressé par les aspects descriptifs et anecdotiques, il met l'accent sur les costumes, la robe des taureaux, et même sur des détails du décor. Cependant, lon peut critiquer un certain manque de technique élaborée, donc lincapacité d'exposer le dynamisme des figures tauromachiques, toujours un peu figées. Le premier imprimé portant la signature de Perea date du 3 juin 1897. Cest une affiche sur soie annonçant une course caritative pour l'Hôpital Provincial de Madrid et en lui toutes les caractéristiques qui définissent ce type de posters locaux. Il contient une illustration composée de plusieurs scènes: au sommet, le thème classique de la marche de la Plaza avec les armoiries de la province de Madrid et une allégorie de la Charité; dans la moitié inférieure, le taureau devant la porte du toril et la fin de la lutte. Dans une affiche datée de 1898 il tente de montrer l'action et le mouvement (thème très cher aux affichistes du siècle et difficile à traiter) grâce à une scène qui montre la sauvagerie du festival: le saut du taureau derrière la rambarde. Pour souligner son dynamisme, il brosse une scène unique avec une perspective en raccourci de gauche à droite et de haut en bas. D'autres conceptions sont plus classiques avec des illustrations de différents genres contenant tout le répertoire du monde de la tauromachie et les étapes de la lutte: les taureaux dans lenclos, le défilé des matadors, le taureau quittant larène et la mise à mort. »Un livre a été consacré par Aitor Quiney à léditeur : Hermenegildo Miralles, Arts Gráfiques I Enquadernació (2005).Exemplaire resplendissant.
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