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PERRAULT (Charles) . Les Contes de fées en prose et en vers .

PERRAULT (Charles) . Les Contes de fées en prose et en vers .

SKU : 9501286
450,00 €Prix
Paris, A. Lahure, imprimeur-éditeur, 1884, in-4 (38 x 29 cm), percaline rouge, bords biseautés. Au premier plat, noir et or, composition signée J. Hermin (graveur), daprès le frontispice dAdrien Marie, en bas Ma Mère lOye (une grand-mère conteuse), assise dans un fauteuil, un bouledogue assis à ses pieds, lisant les contes à quatre enfants, avec évocation de leurs personnages autour de la vignette-titre centrale (indiquant Les Contes de Perrault illustrés par Adrien Marie), de gauche à droite : Peau dAne, le Chat botté tenant un lapin pris au collet, Barbe-Bleue battant sa femme, un souhait ridicule (un boudin pendant du nez), le Petit Poucet, le Petit Chaperon rouge et le loup, une jeune Japonaise, puisant de leau à la fontaine (Les Fées), Cendrillon tenant une chaussure, Riquet à la Houppe, la Belle au bois dormant endormie, le tout encadré dun listel noir avec petits fers en écoinçons. Au second plat, large fer central noir et mention de Michel Engel relieur à Paris, filets dencadrement noir et grands écoinçons floraux, au dos, à lor, plume en long et ruban-titre, dessous la signature de lillustration dans un cartouche, en haut tête de lion, en bas fer doré et filets, tr. rouges (J. Hermin, graveur, Engel, relieur), XVI-105-(3) pp. ¦Édition illustrée dun frontispice et de 56 dessins monochromes par Adrien Marie, dont 16 hors-texte, 12 lettrines, 10 têtes de chapitre et 18 culs-de-lampe et fins de chapitres, de différentes couleurs (bleu, vert, sanguine, bistre, etc.), tous gravés par Gillot.Table (10 contes) : La Belle au bois dormant. Le Petit Chaperon rouge. La Barbe-Bleue. Le Chat botté. Les Fées. Cendrillon. Riquet à la Houppe. Le Petit-Poucet. Peau dAne. Les Souhaits ridicules. Préface dÉmile Legrand. Les illustrations sont élégantes et très personnelles : le loup agressant le Petit chaperon rouge est terrifiant, tout comme lOgre du Petit Poucet, les femmes de Barbe-Bleue pendues dans le cabinet interdit sont une pure vision dhorreur, Peau dAne en mendiante est pitoyable et touchante, le Chat botté est « trop mignon », et les autres héros très bien campés. Lillustrateur évite les scènes trop convenues, et cherche un point de vue original et réaliste pour les représenter, que ce soit la Belle endormie ou Riquet à la Houppe. Chaque lettrine caractérise le récit, qui commence par la formule sacramentelle « Il était une fois » (sauf Le Chat botté) : il y a donc neuf lettrines différentes pour la lettre « I », deux pour la lettre « U » et une pour la lettre « O » (pour les deux préfaces).Pour illustrer Les Fées, Adrien Marie (1848-1891, élève de Bayard dont il épousa la fille), a cédé à la mode du japonisme et laction de ce conte de Perrault se situe au pays du Soleil Levant… Quant à son Barbe-Bleue il a lallure dun potentat oriental, comme certaines fées qui semblent échappées des Mille et une nuits, ce que souligne le préfacier : les exégètes disputent de lorigine de ces contes, qui semblent venir du fond des âges et dont on retrouve des variantes dans de nombreuses traditions littéraires ou mythologies anciennes.Basés sur lallégorie et les métamorphoses, ils font appel aux métaphores animales : le loup, le chat, le serpent, le crapaud, lâne, véhiculant une morale où beauté, laideur, malheur et bonté se conjuguent avec les forces naturelles et un merveilleux féerique basé sur la transformation (la laideur conjuguée à la bonté devenant de la beauté ; la petitesse conjuguée à lastuce devenant une force et une puissance, etc.), pour combattre la bêtise, la cupidité, larrogance, la suffisance et autres « vilains défauts », et qui renvoient à un imaginaire voisin (mais différent) de celui des Fables, comme celles de La Fontaine, elles-mêmes issues dun fond culturel très ancien.En plat historié, Adrien Marie a illustré Histoire de mes bêtes dAlexandre Dumas (1877, PH 16/309), La Chanson des joujoux de Jules Jouy (1890, PH 4/71), La Poupée dÉdouard Pailleron (1890, PH 24/464). Il a mis au point le « papier procédé » avec limprimeur Gillot pour reproduire ses dessins sans passer par la gravure sur bois. Cest cette technique qui est utilisée ici.Référence : catalogue Les Contes de Perrault 1697-1997, Librairie Le Tour du monde, 1997, n°78.Bel exemplaire.
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