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PRICE (Georges). Les Trois disparus du "Sirius" .

PRICE (Georges). Les Trois disparus du "Sirius" .

SKU : 9500588
350,00 €Prix
Tours, Alfred Mame et fils, éditeurs, 1896, gr. in-8 (28 x 22 cm), percaline rouge, bords biseautés. Au premier plat, noir, or et au palladium, le navire "le Sirius" en train de sombrer avec des marins réfugiés à la poupe, sous le regard d'un second navire à l'arrière-plan (d'après la gravure de la p. 29), une bouée au premier plan portant le nom de l'éditeur. Au second plat, médaillon de l'éditeur représentant une tour marqué des initiales AM, titre en long sur le dos, tr. dorées, 171-(5) pp. ¦Édition originale illustrée de 37 dessins d'Édouard ZIER dont un frontispice et 19 à pleine page. Première publication dans la Revue Mame, 1895. "Voici encore un auteur très pourvu d'imagination et de connaissances scientifiques. Le Sirius est un navire qui a été englouti par suite d'un abordage, avec trois hommes de son équipage. Et tout le monde les croit perdus : il n'en est pourtant rien. Les trois naufragés reviendront à la lumière après avoir exploré une ville égyptienne enfouie sous les flots depuis des milliers d'années. Voilà, certes, une donnée qui n'est pas banale ; mais le plus invraisemblable est que l'auteur ne s'écarte pas un instant de la vraisemblance. Il n'a point fait de merveilleux comme tant d'autres, aux dépens du bon sens et de la vérité scientifique ; toutes ses informations techniques sont exactes. Et le récit se poursuit d'un bout à l'autre avec un naturel parfait, comme avec un humour infatigable." (Le Correspondant, 1895). "Zier a mis tout son talent à nous représenter les scènes étranges de cette non moins étrange aventure", ajoute la Revue illustrée (1896). Dans leur époustouflante bibliographie des mondes souterrains imaginaires, Les Terres creuses, G. Coste et J. Altairac consacrent une entrée à ce roman et donnent quelques détails supplémentaires sur cette aventure extraordinaire : "Le Sirius coule et s'échoue au fond de la Méditerranée, avec quelques marins français à bord. Ils parviennent à ouvrir une brèche dans la coque du navire et se retrouvent, non sous l'eau, mais dans une grotte ! Leur exploration souterraine les conduit dans une ville égyptienne antique parfaitement préservée. Impossible ? Voici pourtant l'explication." Suit une citation de la p. 128, d'où il ressort que la lave a formé une carapace hermétique au-dessus de la ville lors d'une éruption (Les Terres creuses, p. 177)... Georges Price (pseudonyme de Ferdinand-Gustave Petitpierre, 1853-1922) a publié plusieurs romans d'aventures d'inspiration vernienne chez l'éditeur Mame, "avec une passion marquée pour les extrapolations scientifiques", note Marc Madouraud (Le Rocambole n°32, "Cousins de Jules Verne", p. 101). Son premier roman, Les Trois disparus du Sirius est suivi de Les Chasseurs d'épaves (1898), illustré par Mucha, tandis que les suivants le sont par Albert Robida et Jordic : L'Étoile du Pacifique (1911, cartonnage Robida, dessins intérieurs Jordic), La Mine d'or infernale (1920, cartonnage et dessins Robida) et La Grotte mystérieuse (1922, id.). Selon Isabelle Guillaume, le roman "célèbre l'entente entre marins français et anglais". Le choix du pseudonyme de Georges Price "affiche d'emblée l'aura des romanciers anglophones." (Regards croisés de la France, de l'Angleterre et des États-Unis dans les romans pour la jeunesse, 1860-1914, 200 9). Cette anglophilie s'exprime dans les autres romans de l'auteur, comme Les Chasseurs d'épaves. Ors un peu ternis, mais argents bien fermes (la mer, représentée par des volutes d'argent, est magnifique).
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