top of page
RICARD (Monseigneur) . Christophe Colomb .

RICARD (Monseigneur) . Christophe Colomb .

SKU : 9501388
500,00 €Prix
Tours, Alfred Mame et fils, [1894], in-8 (30 x 21 cm), percaline rouge. Au premier plat, composition noir, or et argent : colonnes encadrant la mer sur laquelle s'éloignent les trois caravelles (sous la pleine lune), escalier menant au buste du navigateur sur un piédestal et allégorie féminine tenant une croix et une palme. Au premier plan à gauche, Indien assis sur la base de la colonne parmi des fougères, à droite, blason de Colomb, à l'avant nuées argentées d'où émerge un globe doré montrant le continent américain, sur des palmes, lauriers, chaînes et flèches posés sur les degrés, en haut, une vignette sur fond noir (basilique) et deux blasons (celui des Bourbons d'Espagne et celui de Gênes). Au second plat, encadrement noir, au dos, reprise des principaux éléments du plat (colonnes, horizon marin et lune, navire, globe et nuées, palmes croisées, croix rayonnante en tête), tr. dorées (A. Souze fils, dessinateur et graveur), 399-(1) pp. ¦Édition illustrée de 33 compositions (dont 9 in-texte et 24 hors-texte) par Marin BALDO, G. FARINA, SPECHT, etc., gravées par Méaulle. Première édition en plat historié en 1892 (à fond bleu et non argenté). Réédité en 1894, 1898, 1902, 1911.Ce livre "est destiné à vulgariser l'histoire de ce grand homme, dont tout le monde connaît le nom, mais dont la vie est trop souvent à peu près ignorée", dit la Revue d u monde ancien et nouveau (1893). "Une admiration enthousiaste du Révélateur du Globe a poussé M. le comte Roselly de Lorgues à étudier son histoire, et il a consacré les jours et les veilles de toute sa vie à des recherches qui ne laissent plus aucun doute sur les points obscurs ou controversés de cette glorieuse existence. C'est M. Roselly de Lorgues que Mgr Ricard a pris pour guide, dont il a abrégé et résumé les travaux dans l'histoire qu'il nous donne aujourd'hui de l'illustre Génois." (cf. Roselly de Lorgues, Christophe Colomb, 1879, PH 15/297). Prêtre du diocèse de Marseille ordonné en 1857, Antoine Ricard (1834-1895) est successivement en poste à Aix, Carcassonne, Bordeaux. Docteur en théologie (1865), il est professeur de dogme à la faculté théologique d'Aix (1878-1885). Il a plus de deux cents publications à son actif (histoire, biographies, méditations, critique littéraire, romans). Sa biographie de l'explorateur paraît pour le quatrième centenaire de la découverte de l'Amérique, et connaît plusieurs rééditions jusqu'en 1911. La présente édition est ornée d'une plaque au décor néo-classique flamboyant, faisant partie d'une série consacrée à des biographies, dessinée et gravée par Auguste Souze fils pour Mame : Louis XIV par Amédée Gabourd (1892, cf. PH 9/176, une des dernières signée A. Souze, réalisée avec la collaboration de son fils), Henri IV par l'abbé Jousset (1893, cf. PH 13/253), Jeanne d'Arc par Marius Sepet (1894, cf. PH 13/254), Rome et ses pontifes par Mgr Chevalier (1896, cf. PH 13/256), etc. Cette série représente le sommet de l'art du plat historié, entre le noir et or des années 1880 et la polychromie des années 1890. Cet exemplaire est une variante de la plaque originale où du bleu figure au centre de la composition, pour figurer le ciel et la mer. Une seule couleur (le noir) et deux métaux (l'or et l'argent), permettent de composer une des plaques les plus impressionnantes de la période. Elle a retenu l'attention des historiens des beaux-arts et de la reliure, comme François Pupil ("La Renaissance comme source d'inspiration plastique au XIXe siècle", Annales de l'Est, 2004) ou Christian Coppens ("The Prize is the proof : Four centuries of prize books", dans Eloquent Witness : bookbinding and their history, 2004). La reliure, "superbement cadrée par un portique ionique", dit F. Pupil, "ouvre sur un paysage maritime et sur le monument au célèbre voyageur, figuré en buste au-dessus d'un piédestal. Ces éléments architecturés ornaient aussi les façades construites à la même époque. On "entre" donc dans l'histoire de Colomb comme on pénètre dans l'une de ces architectures éclectiques rehaussant les portes piétonnes". "Imaginons un enfant sortant de la distribution des prix avec un précieux ouvrage de Mame sous le bras", poursuit F. Pupil, situant le décor de cette cérémonie, "les entrelacs du service de Sarreguemines utilisés pour le goûter, la salle à manger Henri II, les adieux au grand-père replié dans son bureau "haute époque", la porte encadré d'un portique miniaturisé (...), tout dit la force de l'inspiration rétrospective dans le décor familier. La permanence de cette mode néo-Renaissance s'étire ainsi sur plus d'un siècle, elle touche tous les domaines, mais c'est sans doute l'architecture qui en a é té le médium le plus évident". Cette influence majeure de l'architecture se constate sur les plats historiés de style néo-classique, dont celui-ci est un des plus somptueux échantillons. Décor du plat magnifique.
bottom of page