top of page
RICHARD (Jules) . En campagne (deuxième série) .

RICHARD (Jules) . En campagne (deuxième série) .

SKU : 9500761
450,00 €Prix
Tableaux et dessins de Meissonier, Ed. Detaille, A. de Neuville [etc.]. Paris, Boussod, Valadon et Cie, Ludovic Baschet, [1886], in-4 (42 x 32 cm), percaline vert sapin. Premier plat illustré de cinq vignettes dorées, un chasseur en vedette (Meissonier, p. 65), un fantassin de la guerre de Sécession, un cavalier vu de dos (ill. p. 62), un hussard (de Neuville, d'après l'ill. p. 20), un commandant de chasseurs à pied (de Neuville, pl. p. 40 du premier volume). Second plat et dos muet, (Paul Souze, graveur), (4)-10 0-(4) pp., dont cinq double planches montées sur onglets ¦Outre Meissonier, Detaille et de Neuville, sont reproduits des tableaux et dessins de Bellangé, Berne-Bellecour, Boutigny, Dupray, Girardet, Janet-Lange, Jazet, Jeanniot, Morot, Protais, Schreyer, Vernet, Walker, etc. Il ne faut pas confondre notre auteur, Jules Richard (1825-1899), littérateur et journaliste, collaborateur du Figaro, avec le Dr. Jules Richard, écrivain scientifique (auteur de L'Océanographie, Vuibert, 1907). Le premier entra dans les bur eaux du ministère de la guerre (1843-1856), puis démissionna pour se consacrer au journalisme, dit la Grande encyclopédie qui détaille sa carrière. Cela explique son intérêt constant pour les sujets militaires, dont il devient un spécialiste après 1870, écrivant de nombreux ouvrages de référence : L'Armée française en Italie, ses officiers, ses généraux, ses régiments. Biographies anecdotiques (1859), Napoléon III en Italie. Deux mois de campagne. Montebello. Palestro. Turbigo. Magenta. Marignan. Solférino. Villafranca (1859), La Capitulation de Sedan (1872), L'Armée française : types et uniformes 1885-1889, ill. par Édouard Detaille), La Jeune armée (1890), L'Armée et la guerre (1896), etc. Il a dirigé L'Armée, journal des intérêts de l'armée de terre et de mer (3-21 février 1872), l'annuaire Le Salon militaire (1886 à 1888), l'Annuaire de la guerre 1870-1871 (1887-1891). Le succès de son étude des tableaux et dessins militaires d'A. de Neuville l'incite à publier une deuxième série sur le même sujet, élargi à d'autres artistes. Les deux séries existent également réunis en un volume. « La première série est uniquement consacrée à l'ouvre du regretté Alphonse de Neuville », dit Le Correspondant. « Nul peintre, à notre avis, mieux que lui, n'a vu, su et rendu la guerre. Ses soldats se battent comme des lions, se défendent en héros, meurent en martyrs. Rien n'est oublié, le pittoresque débraillé des costumes, le mouvement des pantalons, la rage des gestes, la furie des coups de feu, la désolation des paysages, la lourde et paisible rudesse des vainqueurs; tout a été noté avec exactitude et fougue à la fois, depuis la première sonnerie de clairon jusqu'à la dernière cartouche. Ce sont de belles pages, franchement patriotiques celles-là, sans hâblerie ni parade. « Dans la seconde série de En campagne, nous voyons aussi de nombreuses et sanglantes mêlées, mais avec les mille incidents épisodiques de la guerre fidèlement contés par MM. Detaille, Meissonnier, Jeanniot, Protais, Berne-Bellecour, Morot, etc. La soupe, les avant-postes, les flanqueurs, l'attaque du château, les vedettes, sans compter une foule de croquis éclairant le texte à toute minute et constituant à eux seuls des tableaux d'une frappante sincérité, de petits dioramas en marge.« Cette magnifique publication, rehaussée d'un texte dû à la plume compétente et chaleureuse de M. Jules Richard, un des écrivains qui aiment et connaissent le mieux l'armée, offre enfin ce rare mérite, qu'elle s'adresse à tous, aux jeunes comme aux vieux, aux belliqueux et aux pacifiques aussi, à tous ceux qui aiment, ne fût-ce qu'à les voir passer dans la rue, les pantalons rouges. » (Le Correspondant, 1886). « Jamais l'armée n'avait été autant au cœur de la vie nationale que durant la période 1870-1914 », dit F. Robichon (1998). « Pour la première fois dans notre histoire, par la conscription qui fait de tout citoyen un soldat, la vie militaire devient un fait de société auquel de nombreux peintres vont s'intéresser. Tous les aspects de la vie de l'armée (...) sont représentés par une génération d'artistes éprise de vrai (...). Le célèbre Rêve de Detaille symbolise à cette époque les aspirations de la nation française, humiliée par la défaite de 1871 et hantée par un passé glorieux. C'est ce rêve de gloire qui s'incarne momentanément dans les épisodes de la conquête coloniale. »L'importance du sujet fait que de nombreux livres à plat historié à sujet militaire ont été produits. Citons Autour du drapeau de Marc Bonnefoy (1891, PH 12/231), les ouvrages de Dick de Lonlay (Français et Allemands, 1887-91, PH 8/161, Notre Armée, 1890), du sergent Grenest, d'Henri Galli, du commandant Picard (L'Armée en France et à l'étranger, 1897, PH 13/259), jusqu'à L'Armée française. Nouvel alphabet militaire de Léon Vanier (1883, PH 10/209). Vicaire, VI, 1106-1107. Robichon, L'Armée française vue par les peintres, 1870-1914 (1998).Bel exemplaire, peu commun.
bottom of page