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ROBIDA (Albert). Paris de siècle en siècle et Le Coeur de Paris

ROBIDA (Albert). Paris de siècle en siècle et Le Coeur de Paris

SKU : 9500563
1 500,00 €Prix
Paris, Librairie illustrée, [1895-1896], 2 vol. in-4 (31 x 23 cm), percaline verte. ¦Paris de siècle en siècle. [1895], in-4 (31 x 23 cm), percaline verte. Au premier plat, composition noir, rouge et or, représentant le prévôt de Paris (d'après le dessin de la p. 222) précédé d'un héraut d'armes portant trompette et suivi de son escorte. Blason de la ville de Paris au second plat, noir, rouge et or, dos orné du dessin en long de la tour Saint-Jacques (différent de la p. 105), tr. dorées (Paul Souze, graveur, Engel, relieur), (8)-412 pp.Édition originale illustrée de 250 dessins in-texte et 25 hors-texte, dont une eau-forte en frontispice et 7 lithographies par Albert Robida, parue tout d'abord en 50 livraisons (et 2 livraisons de tables), dédiée « A mon ami Charles Normand, Parisien de Paris, secrétaire général des Amis des Monuments Parisiens. Toujours sur la brèche pour la défense des intérêts artistiques de Paris toujours menacés ». Le Coeur de Paris. Splendeurs et souvenirs. [1896], in-4 (31 x 23 cm), percaline verte. Au premier plat, composition noir, rouge et or, représentant la tour de Nesle et l'île de la Cité en perspective, avec les tours de Notre-Dame (d'après l'ill. p. 1) avec au premier plan un groupe de personnages de différentes époques. Second plat orné du blason de la ville de Paris, noir, rouge et or, au dos, dessin du nouveau Pont au change vu en perspective resserrée et la tour de l'Horloge (d'après l'ill. p. 157 vu sous un autre angle), tr. dorées, (4)-412 pp. Édition originale illustrée de 250 dessins in-texte et de 25 hors-texte dont une eau-forte en frontispice et 8 lithographies par Albert Robida, parue tout d'abord en 50 livraisons et 2 livraisons de table (avec une double numérotation de 51 à 102, faisant suite à celle de Paris de siècle en siècle). « Y a-t-il donc encore à Paris tant de monuments intéressants au point de vue archéologique et artistique ? N'a-t-on pas fait disparaître depuis un siècle, quantité de palais, d'hôtels particuliers, de maisons, d'églises, de couvents, de monuments de toute sorte, débris historiques, vénérables entre tous, chefs-d'œuvre d'architecture et de sculpture qui faisaient jadis la gloire de Paris, qui attestaient et son antiquité et le soin qu'avaient mis à l'orner, à l'embellir tant de souverains, tant de grands personnages (...) ? Hélas ! ne rappelez pas nos pertes ! Elles sont innombrables et irréparables l'Haussmannisation de Paris ne date pas d'hier », s'exclame Gabriel Marcel dans la Revue de géographie (déc. 1895). « M. A. Robida ne demeure pas inactif, tant s'en faut et heureusement », dit la Revue politique et littéraire (1896), « mais les lointaines excursions ne le tentent plus et il s'en tient à Paris, au vieux Paris surtout, de même que naguère c'était « la vieille France » qu'il se plaisait à parcourir et à nous montrer. Son crayon, moelleux et souple, comme onctueux et caressant, convient si bien aux arceaux gothiques, aux pendentifs d'églises, aux pignons et encorbellements, aux donjons en ruine revêtus de lierre, à toutes les antiques et vétustes choses ! Il sait leur donner un aspect si vivant et en même temps répandre sur elles tant de poésie, de mystère et de grâce ! Dans ses deux volumes, Le Cœur de Paris et Paris de siècle en siècle, (...) c'est non seulement tout ce que la fameuse pioche des démolisseurs a respecté, mais surtout ce qu'elle a jeté bas, tout l'ancien Paris, depuis ses origines, depuis la naissante Lutèce, jusqu'aux percements et bouleversements du préfet Haussmann, que M. Robida, à la fois historien et dessinateur, fait défiler sous nos yeux. Ce que ce travail a dû exiger d'études, de lectures, d'investigations, d'efforts de toute sorte est considérable. L'auteur prend chaque quartier un à un, en retrace l'historique complet, nous narre tous les événements qui s'y sont déroulés, le reconstitue et le fait revivre, pour ainsi dire, aux différentes phases de notre histoire. Que de monuments disparus et connus de nous seulement par ouï-dire nous sont représentés dans ce Cœur de Paris ! Le jubé de Notre-Dame, démoli en 1725 ; l'église Saint-Barthélemy, sur l'emplacement de laquelle s'élève aujourd'hui le Tribunal de Commerce ; l'église Saint-Pierre-aux-Bœufs ; l'église Saint-Landry ; l'église Sainte-Geneviève-des-Ardents ; sans parler des cagnards de l'Hôtel-Dieu, des boutiques du Pont-Neuf (supprimées en 1850) et de l'inévitable tour de Nesle ». « De la plume et du crayon », conclut G. Marcel, « il nous a peint non seulement les monuments qui existent encore, mais grâce à de patientes recherches et à d'heureuses trouvailles dans les cartons des archives et des bibliothèques, il a pu nous restituer tous ces souvenirs aujourd'hui disparus et ces hôtels merveilleux et ces pittoresques tourelles et ces maisons historiques et ces vieilles églises, ces fontaines, ces enseignes, tout ce qui faisait enfin la joye et l'esbattement des vrais Parisiens. »Brun, 88.Bel ensemble.
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