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ROTIS (Lix). La Prédiction d'Ita-Pa .

ROTIS (Lix). La Prédiction d'Ita-Pa .

SKU : 9500949
600,00 €Prix
Roman exotique inédit. Paris, Librairie Delagrave, cop. 1915 (imp. 9-1914), gr. in-8 (27,5 x 18 cm), percaline orange, bords biseautés. Au premier plat noir, vert, gris et or, Paulette tire sur un cavalier brésilien qui l'enlève (p. 161, texte p. 156). Paon à froid au second plat, au dos un cavalier (Mme de Moissac en costume masculin) traversant une rivière à gué (p. 196), tr. dorées, 240 pp. (AA3) ¦Édition originale illustrée de 133 dessins par R. de LA NÉZIERE, dont 15 à pleine page. Publié en feuilleton dans L'Écolier illustré en 1914, la même année qu'Un petit émigrant en Argentine de Jules Chancel, témoignage d'intérêt marqué pour une Amérique du Sud en plein développement, ce roman se déroule au Brésil, en 1863 (Chancel donne ensuite, en 1915, Un petit comédien au Brésil). Lix Rotis est un pseudonyme de la romancière André-Valdès (alias Mme Charles Boeswilwald, 1843-1925), auteur d'une trilogie Scènes de la vie au Paraguay (Lélia Montaldi 1887, L'Imposture, 1892, Les Trésors des vaincues , 1892), chacun sous-titrés "roman de moeurs exotiques", ainsi que Le Roi des Pampas (Hetzel, 1893), et d'autres romans pour la jeunesse chez Degorce, Delagrave, Picard et Kaan, etc. "Nous n'avons sur son compte d'autres renseignements que ceux qu'elle donne dans ses trois romans intitulés Scènes de la vie au Paraguay, mais ceux-ci sont assez précis pour que nous ayons la certitude qu'elle a vécu dans ce pays. Nous ne savons pas à quelle date elle y est arrivée. Elle y était déjà bien avant la guerre (1865-1870), ayant suivi son mari, propriétaire d'immenses estancias aux environs de Villa Rica. Ses romans donnent des indications capitales sur l'histoire locale, surtout sur la guerre du Paraguay. Ils retracent, par ailleurs, la vie quotidienne au Paraguay dans tous les milieux, principalement dans la classe aisée de la population. Les intrigues de ses romans, à base de meurtres, d'empoisonnements et de trahisons, montrent les difficultés de la vie au Paraguay sous Lopez et pendant la Guerre. L'un de ses romans est dédié à sa fille qui semble être l'héroïne du livre intitulé Les Trésors des vaincues. La romancière mène grand train de vie dans une ravissante maison blanche entourée de jardins en terrasses. Elle donne de nombreuses fêtes où sont conviés des personnages éminents : ministres, diplomates. Ses soirées sont souvent accompagnées de concerts car elle est la seule personne qui possède un piano à Asuncion. Elle emploie aussi une foule de jeunes Paraguayennes qui brodent des nappes, des serviettes et s'occupent de ses enfants, leur apprennent la langue guarani. Elle passe son temps à lire, allongée dans un hamac, tandis que son mari affectionne les chevauchées entre Asuncion et ses estancias. Malgré un profond attachement pour le Paraguay, "André-Valdès" rentre en France au début des années 1880. Elle entame une carrière d'écrivain spécialisé dans les livres d'aventures pour les enfants, se laissant parfois aller à écrire des ouvrages futiles sur la toilette des chiens ou la cuisine moderne. L'étude de ces trois types d'immigrés est intéressante car ils représentent trois catégories nécessaires à la modernisation du Paraguay. Des centaines de colons ambitieux et travailleurs comme Truquin auraient facilement pu améliorer l'agriculture du pays. Car son idée de colonisation socialiste n'a rien d'utopique (...) Enfin le personnage d'André-Valdès, à lui seul, incarne l'influence culturelle française au Paraguay" ("Une immigrée fortunée : la romancière André Valdès", dans Cahiers des Amériques latines n° 1 6, 1977, "L'Échec d'une colonisation française au Paraguay au milieu du XIXe siècle", par Corinne Choay. Avec ce nouveau roman, l'auteur revient sur ses souvenirs du Paraguay. Il est rempli d'actions et de mouvements, de courses, de chevauchées, et d'aven tures trépidantes. Les personnages sont continuellement à cheval, se poursuivant les uns les autres. L'un d'eux a le don de prophétie, d'où le titre. Ouvrage rare. Premier tirage du cartonnage (existe aussi en beige) qui a été réédité (1926), sans les biseaux et le paon du second plat et avec la tête dorée uniquement. Très bel exemplaire.
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