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SALGARI (Emilio) . La Perle de sang .

SALGARI (Emilio) . La Perle de sang .

SKU : 9501464
650,00 €Prix
Paris, Librairie Ch. Delagrave, [1909], gr. in-8 (30 x 21 cm), percaline azur, bords biseautés. Au premier plat, polychrome, titre or avec le mot "sang" en rouge prolongé d'une goutte de sang qui coule du G, un poulpe colossal attaque une chaloupe montée par deux hommes, le premier (Will) le visant au fusil, le second (le Malabare Palicur) levant un bâton (ill. p. 71). Au second plat, paon à froid, au dos vol de mouette sur l'océan, reprise du titre à la goutte de sang, tr. dorées, 304 pp. ¦Édition originale de la traduction de J. Fargeau, illustrée de 20 dessins à pleine page par Alberto Della Valle (les annonces de léditeur affirment par erreur que René Giffey est lillustrateur de ce volume).Traduction de La perla sanguinosa (1905).Première publication française en supplément dans lédition de luxe de Saint-Nicolas à 18 fr., à partir de décembre 1908.« Merveilleuse de couleur, cette perle, d'une étonnante grosseur, ornait le front du dieu Bouddha dans la pagode d'Annarodgbur. Dérobée par sacrilège, elle devint l'objet de convoitises qui donnent lieu aux plus émouvantes aventures. L'Inde en est le théâtre, l'Inde avec ses forêts où pullulent les reptiles, ses fleuves sacrés, ses temples, ses fakirs, tous les mystères de cet étonnant pays. » (Le Correspondant, 1909).Voici un résumé plus circonstancié de ce livre : « Parce qu'il veut libérer sa bien-aimée Juga, kidnappée par une puissante secte religieuse, le pêcheur de perles expérimenté Palicur tue un sectaire. Il sera déporté à Port Cornwallis, le tristement célèbre bagne pénitentiaire des îles Andaman. Sa seule chance de délivrer Juga est de récupérer la fameuse "Perle Sanglante", adorée par la secte, une extraordinaire perle rouge volée à la statue de Siddhartha Gautama après avoir été trouvée, après de nombreuses vicissitudes, dans les fonds perlifères des rives du littoral de Manaar. Une évasion spectaculaire, favorisée par l'aide de deux compagnons d'infortune, le mulâtre et le machiniste Jody et Will, ancien responsable de la marine britannique, permettra à Palicur de récupérer la perle et la libération de Juga. Mais les mésaventures vécues pour atteindre le but souhaité seront rendues plus dangereuses à cause de Guercio, personnage perfide, désagréable compagnon de captivité des trois amis, et qui leur avait déjà causé quelques tourments. »En dehors du cycle indo-malais de Sandokan, les autres romans de Salgari (1862-1911) situés en Inde sont Il capitano della Djumna (1897, trad. Les Naufragés de la Djumma, 1902) et La montagna di luce (1902, trad. Le Ko-Hi-Noor ou Le Diamant du Rajah, 1905).Emilio Salgari, le « Jules Verne italien », a utilisé de nombreux décors différents pour ses romans daventures, des Pôles (Nord et Sud) jusquà lAfrique, la Russie et lAsie (voir à son sujet Le Rocambole n°21, 2002).Ce roman de Salgari est le douzième, sur quatorze, de la série traduite et publiée au format grand in-8 par Delagrave de 1902 à 1912, mais dont seuls les six derniers sont à plat historié. Nous avons déjà décrit Au Pôle Sud à bicyclette (1906, PH 22/427) et Les Deux tigres (1907, PH 41/761), les trois derniers sont Le Trésor de la montagne dAzur (1908), Les Derniers flibustiers (1910) et Un défi au Pôle Nord (1912). La Perle de sang est lun des plus recherchés à cause de son impressionnante couverture, dramatique et fantastique à souhait, montrant le « vampire de la mer » attaquant une chaloupe. La pieuvre géante, animal légendaire et fantasmatique de la fiction populaire, a été mise à la mode par Victor Hugo dans Les Travailleurs de la mer (1866) et par Jules Verne dans Vingt mille lieues sous les mers (1869-70).La pieuvre géante sera réutilisée par un émule de ce dernier, Maurice Champagne, dans son roman Les Chasseurs dépaves (Delagrave, 1927, PH 34/639).Il y a aussi un scaphandrier dans le roman de Salgari (ill. p. 225), ce qui renvoie à dautres romans de science-fiction sous-marine comme Le Trésor dans labîme de Jean de La Hire (1907, PH 33/629) ou Le Fulgur de Paul de Sémant (1910, PH 33/635).Lillustrateur du livre est le talentueux Alberto Della Valle (1851-1928) qui a également illustré Les Deux tigres (1907, PH 41/761) et Les Derniers flibustiers (1910).Curieusement, la couverture à plat historié (non signé) de lédition française, a choisi le thème de la pieuvre (sujet dune gravure) tandis que celui de lédition italienne a préféré, de façon plus classique, limage assez banale dun éléphant hindou équipé dun palanquin pour la promenade dun maharadjah, scène canonique de lInde mais ne figurant pas dans le livre et qui serait plus adaptée pour un autre titre tel Le Ko-Hi-Noor ou Le Diamant du Rajah. Manifestement, le plat historié français a su capter le caractère dramatique de laventure, davantage que celui de lédition italienne.Exemplaire magnifique.
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