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SAUVAIRE JOURDAN (André). La Marine de guerre .

SAUVAIRE JOURDAN (André). La Marine de guerre .

SKU : 9500670
500,00 €Prix
Paris, Librairie Vuibert, 1910, gr. in-8 (30,5 x 21,5 cm), percaline vert sapin. Premier plat orné d'une composition noire et dorée représentant (d'après l'ill. de la p. de titre) un cuirassé vu par-devant (chaînes d'amarrage au premier plan, tourelle dont les canons font feu, en haut câbles et haubans portant des drapeaux où s'inscrivent les noms de l'auteur et du dessinateur), à gauche une gerbe d'eau provoquée par un projectile, le soleil levant éclairant la scène par la droite. Second plat orné de motifs d'encadrement noir et d'une rosace centrale, dos orné de vignettes, en haut un canon à tir rapide (d'après le modèle p. 138), au milieu deux obus croisés (modèle p. 158), en bas un cuirassé vu de l'avant, ses canons faisant feu, pavillons hauts, devant lequel passe la tourelle d'un sous-marin immergé, tr. dorées (Paul Souze, graveur), XI-(1)-376 pp., 4 pp. de catalogue ¦Édition originale ornée de 280 illustrations in-texte d'Albert Sebille et 10 hors texte dont une double planche en couleur consacrée aux signaux et pavillons. Préface de l'amiral François-Ernest Fournier (1842-1934). Table : Le port de guerre. Le navire de guerre à travers les âges. Le navire de guerre moderne. L'artillerie navale. Le personnel (officiers, équipages), la vie à bord. La navigation, un navire isolé. La navigation en groupe, un combat. Sous l'eau. Notre marine et nos marins. Neuvième et dernier titre de la collection scientifique Vuibert et Nony, ce livre complète celui de G. L. Pesce sur La Navigation sous-marine (1906, cf. PH 15/295), mais surtout aborde un domaine en plein développement technologique. En effet, que de changements en vingt-cinq ans, depuis les années 1882-85 et les exploits de l'escadre de l'amiral Courbet dans les mers de Chine (cf. M. Loir, PH 5/98), à une époque où la plupart des navires étaient en bois, où les torpilles n'étaient pas automotrices mais devaient être placées au contact des navires à détruire (cf. Duboc, 35 mois de campagne en Chine, au Tonkin, PH 8/155). La conception des navires, leur armement, la nouvelle importance stratégique des sous-marins, changent considérablement la manière d'envisager le combat naval. Ces innovations ont déjà eu l'occasion d'être mises en pratique dès 1904-05 lors de la guerre russo-japonaise (cf. G. Donnet, PH 16/307). Il ne manque plus, pour que la modernisation soit complète, que l'apport de la TSF, dont la mise au point et l'adaptation à la navigation étaient en cours et allaient bientôt devenir une réalité (l'auteur évoque cette question, pp. 273-74, mais la technique est encore fort embryonnaire). Cet ouvrage a pour principal objectif de susciter des vocations de marins parmi la jeunesse (la préface s'intitule clairement "Pour la carrière maritime"). Né en 1859, lieutenant de vaisseau en retraite au début du siècle, puis capitaine de frégate de réserve pendant la Grande guerre, Sauvaire Jourdan donnait des conférences sur les marines de guerre en Europe, collaborait à La Nature et à L'Illustration pour ces questions. Albert Sebille (1874-1953), dessinateur, peintre de la marine (en 1907) et affichiste, est célèbre pour son travail avec les compagnies maritimes dans les années 20 et 30. Il participa à la conception de la silhouette du paquebot Le Normandie et à la décoration intérieure de divers navires. Pendant la Première guerre, il s'occupa du Musée de la marine, puis travailla pour L'Illustration. Les livres à plat historié sur la marine sont nombreux. Outre ceux cités précédemment mentionnons ceux de G. Contesse chez Mame (La Marine d'autrefois, 1896, La Marine d'aujourd'hui, 1899), celui de Maurice Loir, Gloire et souvenirs maritimes (1895, PH 8/159), ainsi que Les Vainqueurs de la mer de Léon Berthaud (1912, PH 6/106). Le soleil rayonnant est fréquent sur les plats historiés. C'est un élément décoratif, exprimant le luxe ou un motif symbolisant le "rayonnement" (la gloire, le prestige, l'honneur, la majesté - du sujet ou de l'objet, le "livre de prix"). On peut le comprendre ainsi, par exemple sur les PH 15/300 (Sémant, Merveilleuses aventures de Dache), PH 15/302 (Tudesq, Les Mémoires d'un 75, ici le soleil symbolise aussi l'explosion rayonnante du canon). En général, le soleil s'intègre peu ou prou au plat. Dans d'autres cas, comme ici, le soleil est un élément étroitement intégré à la composition, qu'il éclaire d'une manière remarquable ; l'ensemble du navire étant plongé dans l'obscurité, le soleil de l'arrière-plan permet seulement de souligner telle forme, tel détail, telle structure (chaîne d'ancre, cabestan, bordure, etc.) avec tous les reflets induits, offrant une image d'une grande complexité. Exemplaire d'une grande fraîcheur.
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