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STRAUSS (Paul). Paris ignoré.

STRAUSS (Paul). Paris ignoré.

SKU : 9500259
950,00 €Prix
Paris, Ancienne maison Quantin, Librairies-imprimeries réunies, [1892], gr. in-4 (37,5 x 29 cm), demi-percaline rouge à coins avec plats de percaline chagrinée rouge. Premier plat polychrome illustré du blason de la ville de Paris et la devise Fluctuat nec mergitur sur une banderole dorée (sur le bord gauche), avec au centre la reprise des motifs du blason en grand format (nef de Paris argentée sur fond rouge, titre doré ombré de noir, barré de rouge et de bleu sur champ de lys d'or), décor signé A. MONTADER encadré d'un do uble filet doré. Second plat portant le même encadrement mais dont la partie centrale est de percaline chagrinée rouge portant la marque du lycée de Bourges au milieu d'une couronne de feuilles de chêne, dos orné du motif de la nef de Paris en doré, mentio ns de titre, d'auteur, d'éditeur séparée de filets dorés, tête dorée (rel. de l'éd.), (4)-486-(2) pp. ¦550 dessins inédits d'après nature (et une photographie, p. 341), iconographie dirigée par C. Chmielenski (Constant de Tours), par E. BOUDIER, BROSSÉ L E VAGNEUR, CARREY, CHAUVIN, COINDRE, DELFOSSE, DULAC, DUMONT, DUMOULIN, FAUCHER-GUDIN, GIRAUDET, GUMÉRY, GUSMAN, L'HUILLIER, LA NÉZIERE, LACKER, LE PAN DE LIGNY, LE RIVEREND, G. LHUER, LOEVY, MALTESTE, MARÉCHAL, MÉJARD, MENORVAL, MERVY, MONTADER, MONTÉGUT, MOTOR, MOUTON, NAC, O'CALLAGAN, PILINSKI, SAUVAGE, TILLY, VALIQUET-DUMONT, VAUZANGES, VAVASSEUR, VIDAL, VOGEL, WALLET, Paride WEBER. Le nom de Paul Strauss (1852-1943), homme politique très impliqué dans les questions sociales et de santé publique, reste attaché à la première loi organisant et finançant le congé de maternité (1913). Catherine Rollet-Échallier évoque sa carrière dans La Petite enfance sous la IIIème république (1990, p. 129) : volontaire pendant la guerre de 1870, il prend conscience de la misère, de l'immensité du mal social. Journalisme parlementaire, il est élu conseiller municipal de Paris (1883) et rapporteur du service des enfants assistés devant le Conseil général de la Seine jusqu'en 1897, puis devient sénateur (radical) de la Sei ne (jusqu'en 1936). Il épouse la soeur de Tristan Bernard, Renée. Il est surtout l'auteur de discours, rapports et d'allocutions dans le cadre de ses fonctions officielles (Assistance publique, Croix-Rouge, habitations à bon marché, réglementations sanitai res, etc.). Il est l'auteur de L'Enfance malheureuse (1896), de La Croisade sanitaire (1902), Le Foyer populaire (1913), et de nombreuses propositions de lois sur ces questions. Directeur-fondateur de La Revue philanthropique, publiée de 1897 à 193 4, il atteint le sommet de sa carrière après la Première guerre en devenant ministre de l'hygiène, de l'assistance et de la prévoyance sociales (1922-1924). Son ouvrage Paris ignoré est singulier à plus d'un titre. Ses fonctions au conseil municipal de la ville lui ouvraient toutes les portes, et ce livre témoigne d'une documentation exceptionnelle, appuyée sur une iconographie d'une très grande richesse. Celle-ci est encore formée, pour l'essentiel, de gravures sur bois, réalisées d'après nature ou, de plus en plus, d'après photographies. A la fin du siècle, la gravure sur bois va progressivement laisser la place à la reproduction photographique (mise au point de la similigravure), dans les livres et revues (L'Illustration ou Le Tour du monde sont pi onniers en ce domaine). Mais ici on ne trouve qu'une seule photographie, parmi les 550 illustrations ! La maison Quantin reste en effet un bastion du livre illustré de gravures sur bois. Le sommaire reflète les préoccupations sociales de son auteur : loin de se consacrer aux aspects chatoyants de la ville lumière, Paul Strauss en explore non pas à proprement parler les "bas-fonds", mais plutôt l'envers de la machinerie, les zones d'ombre, les rouages : ainsi des chapitre sur des aspects méconnus aujourd'hu i, mais particulièrement pittoresques sur l'octroi (il fallait passer une barrière pour rentrer dans Paris), les entrepôts, les halles et marchés, les bourses, la voie publique, les égouts, les services du gaz et de l'électricité, les voitures publiques, l es postes, télégraphes, téléphones, les pompes funèbres et cimetières, les pompiers, la préfecture de police et le Dépôt, la morgue, la fourrière, les prisons, l'enseignement (du primaire au collège), le Mont-de-Piété, l'Assistance publique, les hôpitaux, hospices, asiles, etc., mille détails de la vie quotidienne pris sur le vif par le texte et par l'image. Le résultat est une somme indispensable à l'historien, au curieux, à l'écrivain, au documentaliste souhaitant se faire une idée exacte du fonctionnemen t de la grande ville. Existe en demi-percaline bleu marine ou rouge.
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