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THOUMAS (Général Charles) . Autour du drapeau 1789-1889 .

THOUMAS (Général Charles) . Autour du drapeau 1789-1889 .

SKU : 9500868
450,00 €Prix
Paris, Le Vasseur et Cie, 1889, in-4 (32 x 23 cm), pleine toile écrue, plats biseautés. Premier plat orné d'une composition noire signée SERGENT, reprenant celle de la couv. (un groupe de soldats des armées révolutionnaires, en bas, saluant un groupe de soldats de la IIIe République, en haut). Second plat orné du dessin d'un cavalier de ligne signé SERGENT (d'après celui de la 2e de couv. conservée, qui reprend l'ill. de la p. 21), dos orné d'un fantassin (d'après le cul-de-lampe p. XVI) et du titre noir, tête dorée, non rogné (Gillot, graveur), XVI-518-(2) pp., couv. conservées ¦Édition originale illustrée de 200 dessins de Lucien SERGENT. Campagnes de l'armée française depuis cent ans. L'ouvrage paraît à l'occasion du premier centenaire de la Révolution françai se, célébré avec faste en 1889 (notamment lors de l'Exposition Universelle de Paris). Comme lors du Bicentenaire en 1989, un grand nombre de publications célèbrent l'événement. En 1890, Dick de Lonlay reprit le sujet dans Notre armée (Garnier), et l'éla rgit jusqu'aux Gaulois. Mais son livre couvre surtout les guerres de la Révolution et de l'Empire. En 1891, Marc Bonnefoy reprit le titre Autour du drapeau (Charavay, Mantoux, Martin, cf. PH 12/231) pour un recueil de récits militaires contant les campag nes françaises depuis l'Algérie (1830) jusqu'au Tonkin. A ce moment, la "remilitarisation" de la société est achevée, après le désastre de 1870, et de nombreuses publications militaires, notamment en plat historié, paraissent chaque année. Pour une étude historique de cette question, l'ouvrage classique reste La Société militaire de 1815 à nos jours de Raoul Girardet (1998). Le général Charles Thoumas (1820-1893) a laissé un excellent souvenir chez ses contemporains, dont les notices nécrologiques se fi rent l'écho. Voici par exemple celle du Correspondant (vol. 170, 1893) : "Quoiqu'il n'eût pris la plume qu'après sa retraite, le général Thoumas, ancien directeur de l'artillerie en province pendant la Défense nationale, où il déploya une activité et un talent d'organisation dignes d'un plus victorieux résultat, s'était placé, par le nombre et la qualité de ses productions, au premier rang des écrivains militaires. Ancien élève de l'Ecole polytechnique, général de division en 1878, grand-officier de la L égion d'honneur, il s'était retiré du service en 1885, et depuis cette époque, malgré ses infirmités, il n'avait pas produit moins d'une dizaine de volumes, dont l'un, Les Capitulations, étude historique sur les responsabilités du commandement, lui a val u le prix Thérouanne, à l'Académie française. D'autres sont des biographies de généraux illustres, écrites d'après des documents authentiques et inédits, comme le Général Curély et le Maréchal Lannes, pour lequel, outre les papiers conservés par les descen dants du vainqueur de Montebello et les traditions de famille, il avait pu utiliser avant leur publication les Mémoires de Marbot, qui fut l'aide de camp dévoué du maréchal. Dans Les Français au Mexique, il a rivalisé avec les Récits militaires du géné ral Ambert : c'est l'histoire, toujours puisée aux sources, d'une clarté et d'un intérêt soutenus, de cette expédition désastreuse qui, comme l'auteur le remarque, a porté malheur à tous ceux qui y jouèrent un rôle (...). Parmi tant d'ouvrages consacrés à l'histoire de notre armée, de ses transformations, de ses vicissitudes et de ses exploits, il faut accorder une mention spéciale au beau livre publié en 1888 sous ce titre : Autour du drapeau (1789-1889), et illustré de 200 gravures, dont beaucoup en cou leur. Mais le général Thoumas était surtout connu du public par La Vie militaire qu'il donnait chaque semaine au Temps et où il abordait, avec une érudition spéciale qu'on a rarement égalée et qui devait être servie par une prodigieuse mémoire, les suj ets les plus divers, dans les limites déterminées par son titre. La renommée qu'il s'était faite lui attirait des communications nombreuses, dont il savait tirer grand parti. Il aimait à remettre en lumière des soldats injustement oubliés ou relégués au se cond plan ; à éclairer d'une lumière nouvelle, à rajeunir par des touches intimes, les figures historiques. Ce qu'il a fait revivre de la sorte et restauré, si je puis ainsi dire, de physionomies belliqueuses, de brillants colonels et de généraux du premie r empire, quelquefois même de simples capitaines ou de sous-officiers, héros obscurs et illettrés, formerait toute une galerie. A sa haute compétence, qui lui donnait une autorité indiscutable en la matière, il joignait une verve, un mouvement, un entrain, un relief et un accent militaire d'une saveur spéciale qui le faisaient lire de tous. Même dans les détails les plus techniques, il restait clair pour les profanes. C'était un historien et c'était un journaliste. Si l'on voulait tirer de ces causeries une sorte de musée militaire, on n'aurait qu'à les classer avec méthode, à rapprocher et à grouper les sujets analogues." Lucien-Pierre SERGENT, peintre de batailles (1849-1904), élève de Vauchelet, de Pils et de J.-P. Laurens, débuta au salon de 1873. Il fu t médaille d'honneur en 1889 et médaille de bronze à l'Exposition Universelle de 1900. Le graveur Gillot a beaucoup travaillé pour Garnier, éditeur qui avait une collection d'histoire militaire. Il s'agit probablement de Charles Gillot, fils de l'inventeu r du "Gillotage", Firmin Gillot. Celui-ci, lithographe et graveur, inventa un procédé d'impression, la zincographie. Il s'agit ici du premier cartonnage de plus grand format, beaucoup plus beau que celui rouge et or, imprimé sur un papier jaunâtre de mauv aise qualité. Très bel exemplaire quasiment sans rousseurs.
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