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TUDESQ (André). Les Mémoires d'un "75". Le canon merveilleux .

TUDESQ (André). Les Mémoires d'un "75". Le canon merveilleux .

SKU : 9500025
350,00 €Prix
Paris, Éditions et Librairie, décembre 1914, in-8 (28 x 20 cm), percaline rouge. Au premier plat, noir et or, le canon, narrateur-héros du récit, en action (d'après l'ill. de la p. 97), deux soldats à ses côtés, dans un soleil rayonnant (où vole un aéroplane), un soldat allemand étendu au premier plan. Second plat orné de filets d'encadrement à froid, dos orné du canon noir et doré, vu de face, et de feuilles de laurier, tr. dorées (J. Engel, relieur), 256 pp. ¦Édition originale illustrée par Louis COMTE. Singulier destin que celui d'André Tudesq (1883-1924). Jeune poète remuant faisant partie de toutes les phalanges poétiques du début du siècle (La Jeune Champagne, 1903 ; Vox, 1904 ; Le Mouvement de Maurice Magre, 1907 ; Le Pays d'Oc, 1912 ; La Terre latine, 1912, etc., cf. Arbour, Les Revues littéraires éphémères paraissant à Paris entre 1900 et 1914, 1956), il devint journaliste à Paris-Midi et grand reporter au quotidien Le Journal en 1912 (il couvre le conflit des Balkans), après avoir animé le groupe Les Loups, une école se réclamant de Jean Richepin et influencés par la pensée de Han Ryner (cf. Gilles Picq, Laurent Tailhade, p. 646). Il est surtout connu aujourd'hui pour avoir fait partie du comité de rédaction des Soirées de Paris (1912-1913), aux côtés d'Apollinaire, André Salmon, André Billy. Comme toute sa génération, il est envoyé au front l'année suivante, et consacre plusieurs livres à son expérience, dont le premier est Les Mémoires d'un "75". Après la guerre, il reprend son métier de reporter, parmi les plus grands : Kessel, Béraud, Helsey, et surtout Albert Londres (qui lui dédicace Au bagne, 1923), dont il est le grand ami (Assouline, Albert Londres). Il décède à Saigon à 41 ans. Son ouvrage fait partie de la série de livres consacrés au canon de 75, déjà évoqué au PH 120 : chez Quillet (Notre 75, par un Artilleur, 1915), Nilsson (par Jean Claudin), Bloud et Gay (par Francis Marre), ainsi que les souvenirs de l'artilleur Paul Lintier (Ma pièce, 1916). L'ouvrage de Tudesq a la particularité de se présenter sous la forme de mémoires écrits par le canon (baptisé La Revanche), à la manière des Mémoires d'un âne, ce qui les rend particulièrement vivants, et humanise le redoutable canon, devenu personnage et héros du récit à part entière. Très bel exemplaire.
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