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VIOLLET LE DUC (Eugène) .  L'Art russe .

VIOLLET LE DUC (Eugène) . L'Art russe .

SKU : 9501195
500,00 €Prix
Ses origines, ses éléments constitutifs, son apogée, son avenir. Paris, Ve A. Morel et Cie, 1877, in-8 (28 x 18,5 cm), percaline chagrinée vert foncé. Au premier plat, doré, décor architectural à coupole de style byzantin : arcature, colonnes, coupole à bulbe surmontée d'une croix pattée, deux paons de part et d'autre, encadrement de lignes torsadées, motifs circulaires aux angles supérieurs (croix) et deux autres appendus au long des colonnes. Au second plat, même encadrement mais motifs circulaires aux quatre angles, au dos, motifs repris du premier plat (croix circulaire en haut, colonne en long jusqu'en bas, tête dorée, non rogné (Berger, graveur), VIII-261-(3) pp. ¦Édition originale illustrée par l'auteur de 97 figures in-texte et de 32 hors-texte, dont 18 en couleurs (dont le frontispice) et 14 en noir. « Première étude sur l'art russe faite par un étranger », ce livre « ne fut point le fruit d'un caprice passager. Il répondait à la vaste curiosité que ce connaisseur de l'architecture portait au domaine général des arts et à son désir d'évaluer la contribution des différents pays à l'évolution artistique du Moyen Age. Il est vrai que Viollet le Duc n'a jamais fait de séjour en Russie et qu'il n'a donc pu ni voir ni étudier personnellement les monuments de l'architecture russe. Nombreuses furent, par conséquent, parmi ses interprétations, celles que les auteurs russes discutèrent et réfutèrent dès qu'une traduction russe leur eut fait connaître l'ouvrage. Néanmoins, le livre continue à constituer le précieux témoignage d'un intérêt vis-à-vis de l'art russe qui se manifesta en France à une époque où l'Europe occidentale ignorait à peu près tout de la question. » (Michel Alpatov, « L'art russe vu par la critique française », Cahiers du monde russe et soviétique, 1960). En effet, le livre « a paru en Russie dès sa publication en 1877 et a été traduit en russe en 1878. Son apparition a coïncidé avec l'essor de la culture et de la science en Russie et avec l'intérêt accru à cette période pour le passé national (...). Toutefois, malgré l'étude intensive des monuments du passé et son niveau scientifique élevé, il n'y avait pas encore en Russie d'ouvrages spéciaux, sur lesquels on pût se baser efficacement, aussi bien pour la restauration des monuments de l'architecture russe que pour l'application créative de l'héritage du passé à l'architecture courante. À ce point de vue, l'ouvrage de Viollet-le-Duc, de caractère théorique, mais en même temps étroitement motivé par des objectifs pratiques, paraissait en Russie à un moment très opportun. » (Actes du colloque international Viollet-le-Duc, Paris, 1980, dir. Marie-Pierre Auzas, 1982).« Après plusieurs siècles employés en imitations stériles des arts de l'Occident, dit l'auteur, la Russie se demanda si elle n'a pas son génie propre, et, faisant un retour sur elle-même, fouillant dans ses entrailles, elle se dit : « Moi aussi j'ai un art tout empreint de mon génie, art que j'ai trop longtemps délaissé ; recueillons-en les débris épars, oubliés, qu'il reprenne sa place ! »« Cette pensée, qui mériterait d'être méditée ailleurs qu'en Russie, était trop dans nos sentiments pour que nous n'ayons pas saisi avidement l'offre qui nous a été faite de reconstituer cet art à l'aide de ces débris. « Dès lors ont été mis à notre disposition une masse énorme de documents avec un empressement qui indique assez combien le sujet tient au cœur des vrais Russes. Monuments, manuscrits, copies de tableaux, de sculptures, procédés de construction, faits historiques, textes ont été recueillis dans les vieilles provinces russes, et ces renseignements réunis nous ont bientôt permis de porter l'examen de la critique au milieu de ce chaos. « C'est ainsi que nous avons pu séparer les courants divers qui sont venus se fondre sur le territoire russe et qui ont, dès le XIIe siècle, constitué un art original, susceptible de progrès, en relation intime avec l'art byzantin, sans cependant se confondre avec celui-ci. « L'art byzantin est lui-même un composé d'éléments très-divers, et son originalité, autant qu'il en possède, est due à l'harmonie établie entre ces éléments, les uns empruntés à l'extrême Orient, d'autres à la Perse, beaucoup à l'art de l'Asie Mineure et même à Rome. » L'art russe a bénéficié directement des traditions orientales, reçues par contact avec les civilisations d'Asie centrale qui disparurent par la suite, tandis que les arts gréco-byzantins prenaient le relais, jusqu'au XVe siècle.À la fin de sa vie, Viollet-le-Duc (1814-1879) aura publié cinq livres à plat historié chez Hetzel sur l'histoire de l'architecture, le premier étant Histoire d'une maison (1873). Nous avons déjà présenté Histoire d'une forteresse (1874, PH 4/80) et Histoire d'un dessinateur (1879, PH 6/126). Ce livre sur l'art russe, qui s'intercale dans la série, paraît dans le même format mais chez un autre éditeur. Devenu un classique, il a été réédité en 2012 chez Infolio éditeur, en format poche. Sur l'auteur, voir : Viollet-le-Duc, les visions d'un architecte (Norma Éditions, 2014).Rousseurs. Peu commun. Bel exemplaire.
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