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WALLACE (Lewis). Ben Hur, le prince de Jérusalem.

WALLACE (Lewis). Ben Hur, le prince de Jérusalem.

SKU : 9501404
650,00 €Prix
Paris, Librairie Ch. Delagrave, [1902], gr. in-8 (28 x 19 cm), percaline bleue, bords biseautés. Au premier plat, noir et or, un étendard romain surmonté d'une aigle, avec une vue panoramique de Jérusalem dans un large cadre débordant sur le dos et le second plat (d'après l'ill. p. 39), avec la mention du titre en doré et l'abréviation SPQR de la formule « Senatus populusque romanus » (le Sénat et le Peuple romain, devise de la République puis de lEmpire romain) sur le plat et le dos, tr. dorées, 278-(2) pp. ¦Traduction de Robert d'Humières et J.-L. de Janasz.Édition originale de la traduction et premier tirage des 24 illustrations d'Auguste Leroux, dont 6 hors-texte en sanguine dont un triptyque dépliant entre les pages 176 et 177 (la course de chars).Après Les Derniers jours de Pompéi de Bulwer Lytton (1834), Fabiola du cardinal Wiesman (1852, PH 13/249) et Quo Vadis dHenry Sienkiewicz (1895), Ben-Hur de Lewis Wallace (1827-1905) est un nouveau grand roman populaire de lantiquité du XIXe siècle.« Voici, sous une forme digne du roman dont le tirage atteignit, en Amérique, un million d'exemplaires, digne de la traduction des fins stylistes R. d'Humières, traducteur de Kipling, et J.-L. de Janasz, traducteur de Quo Vadis, l'émouvante histoire de Ben Hur, prince de Jérusalem, dont le talent du peintre J.-A. Leroux met en valeur les scènes les plus dramatiques. Les luttes et les séditions qui déchirent Jérusalem, la vie misérable des galériens de la flotte de guerre romaine, le célèbre combat naval, l'existence luxueuse et affinée à Antioche, le drame du Calvaire, drame éternel dont la puissance tragique vient renouveler à travers les siècles l'inspiration des écrivains... mille tableaux colorés, mille scènes charmantes ou pathétiques, font de ce superbe volume le plus beau cadeau d'étrennes que l'on puisse donner. » (Annonce de léditeur, Revue de Bretagne, de Vendée & d'Anjou, 1902 ; La Grande revue, 1903 ; Revue illustrée, 1903 ; Journal général de l'imprimerie et de la librairie, 1903).Lannonce de léditeur donne un résumé parfait des épisodes les plus célèbres de ce roman qui fut adapté deux fois au cinéma avec Ramon Novaro (1925) puis avec Charlton Heston dans le rôle principal (1959).Publié aux États-Unis en 1880, il attend pourtant longtemps une traduction française. La première date de 1892, publiée en Suisse, puis une seconde en 1896, toujours en Suisse. Les premières publications françaises datent de 1902, simultanément chez Carrington et chez Delagrave. Une nouvelle traduction paraît en 1911 à Genève, chez Jeheber, puis une traduction dite « complète » est réalisée à Paris, chez Lethielleux.Robert d'Humières (1868-1915) sest fait connaître par ses traductions de Rudyard Kipling réalisées avec Louis Fabulet (Le Livre de la jungle et Le Second Livre de la jungle, Mercure de France, 1899). On lira sa notice biographique par Camille Mauclair dans lAnthologie des écrivains morts à la guerre, tome III, pp. 378-391.Quant à J.-L. de Janasz, il venait de traduire, en 1900, « Quo vadis » ? Roman des temps néroniens dHenryk Sienkiewicz, avec Bronislaw Kozakiewicz, pour les Éditions de la Revue blanche. Ce traducteur du polonais et de langlais nest guère connu pour ses autres œuvres (une pièce en 1905 et un livre chez Sansot en 1907) : le Bulletin polonais nous apprend quil est mort à lâge de 30 ans, en juillet 1905. Le Journal des débats du 22 juillet précise : « M. de Janasz, l'homme de lettres polonais auquel on doit la traduction française de Quo vadis, le célèbre roman de Sienkiewicz, est mort subitement hier matin à Paris, 47, avenue de La Bourdonnais, à l'âge de vingt-huit ans. Il avait épousé, il y a deux ans, Mlle Virginie Sgouta, la charmante fille de M. Démètre Sgouta, le banquier hellène bien connu à Paris. Ses obsèques seront célébrées demain, à trois heures et demie, à Saint-Pierre du Gros-Caillou. » Un article du Petit Parisien du 21 juillet 1905 révèle que Ladislas de Janasz, donné comme âgé de 32 ans, sest jeté par la fenêtre de son domicile, en trompant la surveillance des siens. Atteint d'une maladie incurable, il avait à plusieurs reprises manifesté son intention d'en finir avec la vie.Après le film de1925, Delagrave réédite sa traduction dans la même présentation à plat historié (1928) et cest au tour de Mame de réaliser sa propre version, en 1929-1930 (PH 14/275), avec, pour la première fois, la course de chars sur la couverture, qui deviendra une des scènes les plus célèbres du livre, après avoir été un grand moment de cinéma.Élève de lÉcole des arts décoratifs et de celle des Beaux-arts à Paris (1892), pensionnaire de la Villa Médicis à Rome (1895-1898), exposant du Salon des artistes français dès 1898, le peintre Auguste Leroux (1871-1954) est influencé par le symbolisme, lArt nouveau, les scènes mythologiques et allégoriques. Avant Ben-Hur, il avait déjà illustré des romans antiques, LAgonie et Byzance de Jean Lombard (Ollendorff, 1901), puis il participe à lillustration de LOrgie latine de Félicien Champsaur (Fasquelle, 1903). Il illustre les œuvres de Casanova, Huysmans, Balzac, Flaubert, Stendhal ou Anatole France.Les plats historiés panoramiques, dont la scène se déploie sur les trois côtés de la couverture, sont peu fréquents dans l'ensemble des cartonnages d'éditeurs. On en connaît quelques autres exemples : les livres d'Albert Robida (Le Vingtième siècle, 1883, et Le Dix-neuvième siècle, 1888), celui de Gustave Fraipont, L'Art végétal (Flammarion, 1899, PH 24/459). On peut aussi mentionner Les Légendes de France d'Henry Carmoy (Quantin, 1885) avec sa couverture en forme de vitrail, dont le motif mural couvre les deux plats et le dos.Ce premier tirage est de loin beaucoup plus rare que les rééditions qui ont été faites par léditeur en 1928 après le succès du film de Fred Niblo.Exemplaire superbe.
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