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WELLS (H.G.) . Les Premiers hommes dans la lune .

WELLS (H.G.) . Les Premiers hommes dans la lune .

SKU : 9500239
850,00 €Prix
Paris, Librairie d'éducation de la jeunesse, Société d'Édition et de Publications, Librairie Félix Juven, [v. 1905-10], gr. in-8 (27,5 x 19 cm), percaline rouge. Premier plat polychrome représentant la sphère franchissant la distance terre-lune dans un ciel étoilé, encadrement de style Art Nouveau, en bas titre rouge dans un cartouche doré. Au second plat, vignette ovale, dos orné de motifs dorés, tr. dorées (Leroux, relieur), 316-(4) pp. ¦Édition illustrée de 68 compositions par Martin VAN MAELLE (sic pour MAELE), dont 13 hors-texte en noir, 7 en-têtes et 7 encadrements de chapitres. Second cartonnage (après celui au Sélénite), tirage postérieur (de l'Imprimerie Centrale de Paris, 18, rue Saint-Sauveur), avec une préface signée G. L. (pp. 9-15) qui ne figure pas dans les éditions précédentes (296 pp.). Traduit de l'anglais par Henry-D. Davray (première édition in-12 non illustré, Mercure de France, 1901). H. G. Wells (1866-1946) "est mondialement connu. Il a été reconnu, au-delà des cercles littéraires , par des hommes politiques aussi différents que les deux Roosevelt, Lénine, Hoover et Staline [...]. Pour des millions de lecteurs, il a incarné le guetteur qui découvrait "la forme des choses à venir" : un prophète et un voyant", dit Roger Bozzetto dans la revue Europe (n° 681-682, spécial Wells et Rosny, 1986). Il doit sa célébrité à ses ouvrages d'anticipation, contes et romans, parus dans les magazines anglais à partir de 1894. Ses cinq premiers romans, les plus connus, ont chacun engendré une riche descendance littéraire et cinématographique : La Machine à explorer le temps (voyage dans le temps, 1895 ; trad. Mercure de France, 1898-99), L'Ile du docteur Moreau (thème des greffes chirurgicales et des monstres, 1896 ; trad. Mercure de France, 190 0-1901), L'Homme invisible (variante scientifique du vieux thème de l'invisibilité, 1897 ; trad. dans La Revue de Paris en 1900-1901, puis en volume chez Ollendorff, 1901), La Guerre des mondes (guerre interplanétaire et invasion extraterrestre, 1898 ; trad. Mercure de France, 1899-1900). Les Premiers hommes dans la lune exploitent le thème du voyage interplanétaire, qu'illustrèrent Cyrano de Bergerac et Jules Verne. Ce roman est d'abord publié dans le mensuel anglais The Strand Magazine (rendu célèbre par Sherlock Holmes), de novembre 1900 à août 1901, illustré par Claude A. Shepperson. La traduction française est immédiate : elle paraît du 10 août au 25 septembre 1901 dans la revue La Contemporaine, de Juven, avec une partie des illustrations d e Martin Van Maele, dont une planche en couleurs, figurant dans l'édition en volume réalisée à la fin de l'année 1901. Wells, en trois ans (1898-1900), est devenu un auteur célèbre grâce à son éditeur quasi-exclusif, le Mercure de France, et au soutien de la revue du même nom, ce qui explique cette rapidité. Tous les journaux et revues littéraires publient ses contes ou feuilletons sensationnels. La plupart, relevant de la science-fiction ou du fantastique, lui assurent la première place dans ces genres, à son époque. Sans abandonner totalement cette veine, Wells se tourne peu à peu vers des ouvrages plus sociologiques ou politiques, et écrit de nombreux romans et essais de toute nature. Les récits de Wells sont basés sur des idées conjecturales et des extrapolations scientifiques étonnantes. Ici, "grâce à une substance anti-gravifique, que son inventeur Cavor appelle naturellement la cavorite, un engin peut être construit", explique Versins (Encyclopédie de l'utopie, p. 955). "Où aller avec cela ? Ce sera sur la Lune. Sur, c'est vite dit, car, arrivés là-haut, les intrépides explorateurs du cosmos sont entraînés à l'intérieur de notre satellite où serpente, dans un étonnant complexe de galeries et de cavernes, une civilisation insectoïde sur laquelle règne un monstrueux cerveau, paraphé d'un corps chétif, le Grand Lunaire, lequel ne peut cogiter que deux serviteurs n'arrosent son encéphale en permanence d'un jet abondamment rafraîchissant." La représentation des Sélénites par Martin Van Maele (1863-1926) est particulièrement frappante. Cet excellent dessinateur, qui a d'abord travaillé pour l'Imagerie Quantin (il illustrera ensuite les Sherlock Holmes publiés par Juven) ne s'inspire en rien des dessins de Claude Shepperson (1867-1921) pour l'édition anglaise (repris par la Nouvelle Collection illustrée Calmann-Lévy, en 1913, ce qui permet de les comparer). L'éditeur Juven a réalisé le second cartonnage, polychrome, à une date indéterminée (fin 1901 ou années suivantes), pour recouvrir un tirage ultérieur du volume. Il existe plusieurs variantes de ce second cartonnage, ceux à bords biseautés (publiés à partir de 1901-02, imprimés par Mouillot), contenant des h.-t. en couleurs, qui disparaîtront des tirages suivants, réédités jusqu'en 1910-14. Il existe une jaquette crème protectrice en papier, portant l'illustration du second cartonnage, mais en noir, rouge, gris, or et bleu ciel. Un exemplaire du cartonnage au Sélénite, muni de cette rare jaquette, a été adjugé 2800 euros aux enchères le 7 mars 2010 ( sur la question des jaquettes protectrices, illustrées ou non, dont étaient munis les cartonnages lors de leur mise en vente, cf. le Bulletin n° 12, décembre 2010, p. 2 et le PH 11/216). Bel exemplaire.
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