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WEY (Francis) . Rome, description et souvenirs .

WEY (Francis) . Rome, description et souvenirs .

SKU : 9500194
750,00 €Prix
Paris, Librairie Hachette et Cie, 1880, 4ème édition, in-4 (34 x 27 cm), demi-chagrin rouge, plats de percaline comprenant, dans un encadrement de briques noires séparées de filets dorés, un large fer doré portant dans un cartouche à deux anses, de style romain, le mot "Rome" avec au second plan un rameau droit de laurier et deux branches de palmes passant dans les anses, sur un fond de motifs à froid en treillis (oiseau et vase), second plat identique, dos décoré d'un bâton (ou sceptre) en long, portant, de haut en bas : un globe portant 7 étoiles, surmonté d'une croix, posé sur deux têtes de lion vues de profil, un cartouche portant le nom de l'auteur, la tiare papale et les clefs de Saint-Pierre (armes du Vatican), une draperie portant le titre de l'ouvrage, à la partie inférieure du sceptre sont fixées les deux branches de palmes reprises du premier plat et des banderoles, tr. dorées (A. Souze, graveur), XIV-(2)-782-(2) pp., index. (H10) ¦Illustré de 370 gravures in-texte et à pleine page, d'après les dessins (réalisé s d'après nature, d'après des oeuvres d'art ou des photographies) de MM. A. ANASTASI, Paul BAUDRY, É. BAYARD, H. CATENACCI, H. CHAPUIS, Hubert CLERGET, CRÉPON, É. DELAUNAY, Louis FRANCAIS, D. LANCELOT, Jules LEFEBVRE, Hector LEROUX, A. MARIE, Célestin NANT EUIL, A. de NEUVILLE, A. PAQUIER, J. PETOT, M. RAPINE, Henri REGNAULT, P. SELLIER, E. THÉROND, A. THIOLLET, ULMANN, VIOLLET-LE-DUC, T. WEBER, et de Mlle Nélie JACQUEMART, dont un plan dépliant (dessiné par Aug. THIOLLET). La notoriété de Francis Wey tient aujourd'hui surtout à son article fondamental sur la photographie, qui est cité dans toutes les histoires et anthologies de la photographie, "De l'influence de l'héliographie sur les beaux-arts" (La Lumière n° 1 et 2, février 1851). Francis Wey, chartiste, voyageur, historien, auteur dramatique, philologue, est l'un des premiers romanciers feuilletonistes de La Presse (1838) et l'un des fondateurs de la Société héliographique avec Courbet et Delacroix (1851, devenue en 1854 la Société française de photographie). Nommé inspecteur général des archives départementales (1852), il fut chargé d'une mission officielle en Savoie, réunie à la France en 1859, et en tira son ouvrage La Haute-Savoie : récits d'histoire et de voyage paru en 1865. Une notice biographique du dictionnaire Larousse évoque en détail sa carrière littéraire, mais nous devons à Anne de Mondenard de nombreuses précisions inédites sur ce pionnier de la critique photographique dans son article "Entre romantisme et réalisme, Francis Wey (1812 -1882), critique d'art" (Études photographiques n° 8, 2000). L'enthousiasme de Wey pour la photographie s'inscrit naturellement dans sa démarche de critique d'art : "Issu du romantisme, nourri de ses rencontres avec Nodier, Hugo, Nerval ou Gautier, le critique se tourne progressivement vers des oeuvres inspirées de la nature, salue l'émergence du réalisme, au point de soutenir Courbet, son premier représentant, et devient naturellement un des premiers défenseurs de la photographie", en écrivant en 1851 une trentaine d'articles dans les 38 premiers numéros de la revue La Lumière, première revue de photographie en France, où il pose le problème du "naturalisme dans l'art" et rédige une "théorie du portrait", devançant Nadar de plusieurs années (ce dernier est d'ailleurs l'auteur d'un portrait de Wey vers 1855). Il publie divers ouvrages, dont plusieurs sur les Anglais comme Les Anglais chez eux, esquisses de moeurs et de voyage (1854), Londres il y a cent ans (1859), Dick Moon, journal d'un Anglais de Paris (1862), avant d'entreprendre dans les années 1860-70 des séjours à Rome qui aboutiront à son dernier livre. En raison de son sujet, la triple capitale du monde antique, de l'art classique et de la chrétienté, c'est certainement le best-seller de la collection grand in-4 dite du Tour du monde, et il est le seul à bénéficier de quatre éditions dans ce format. Cette revue en avait publié le texte et les illustrations en cinq livraisons entre 1868 et 1870. La première édition en volume est parue e n 1872 avec 346 gravures, suivi d'une 2ème, augmentée en 1873, comprenant 352 gravures. "La première et la seconde édition du beau livre de M. Francis Wey sur Rome ont été épuisées avec une telle rapidité que nous n'avons pas eu le temps d'en entretenir n os lecteurs", déplore la Bibliothèque de l'École des chartes en 1876, à la sortie de la troisième édition (1875). Celle-ci, augmentée d'un voyage à Rome en 1874, totalisait 358 gravures. La quatrième édition est la meilleure car elle est revue, corrigée , augmentée et suivie de Rome italienne : notes des derniers voyages (qui remplace et met à jour le chapitre Rome en 1874), avec 12 gravures supplémentaires. Ces mises à jour successives étaient rendues nécessaires à la fois par l'évolution politique italienne après 1870 (réunification du pays) et par les nouvelles découvertes archéologiques (fouilles du Forum Romanum, du Colisée, du mont Palatin, d'Ostie, du Quirinal, du Viminal, de l'Esquilin, de la rive droite du Tibre, etc.). L'index général est au ssi un dictionnaire récapitulatif des noms cités, avec notices sur les hommes célèbres et les monuments. "Rome est le musée de tous les âges (...) ; elle a maintenu sa grandeur dans le monde par la passion qu'elle a professée pour toutes les expressions d e l'art", dit l'auteur, qui conclut : "Tant que notre société sera debout, Rome (...) restera l'Urbs, - la Ville par excellence". Vicaire, VII, 1165 (1ère et 2ème éd., et suppl. de 1874). Gusman, 192. Huret, La Revue Le Tour du monde, 1860-1914 : étude d'ensemble et tables, n° 456. Blanc, Bibliographie italo-française universelle, 482, 944, 1612. Duplessis, Gazette des beaux-arts, VII (1873), 54-61. Sans rousseurs. Bel exemplaire.
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