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WIRTH (Joseph). Les Gloires militaires de l'Alsace.

WIRTH (Joseph). Les Gloires militaires de l'Alsace.

SKU : 9500859
200,00 €Prix
Les Alsaciens sous les drapeaux français, biographies et récits militaires, traits de bravoure et de patriotisme, Société française dimprimerie et de librairie (Ancienne Maison Lecène, Oudin et Cie), [1899], gr. in-8 (30 x 21 cm), percaline rouge. Au premier plat, polychrome, charge de cuirassiers de Reichshoffen, avec en insert en haut un blessé soigné par une ambulance et à droite un aéronaute tombant dun ballon, dans un encadrement végétal avec indication des noms de bataille latéralement (Bazeilles, St Privat, Bitche, Reichshoffen). Au second plat, médaillon noir, au dos fers dorés, tr. dorées, 320 pp. ¦Édition illustrée de 30 gravures, dont un frontispice, par Gil Baer, Emile Bayard, Dick, Lix, Montader, Alfred Paris, Philippoteaux, Théophile Schuler, etc.De la collection Bibliothèque illustrée. Récits patriotiques et militaires.Table : Introduction. LAlsace avant la Révolution française. LAlsace devant les invasions. LAlsace pendant les guerres de la République et de lEmpire. Les grands généraux nés en Alsace (Kellermann, Westermann, Kléber, Lefebvre, Schérer, Rapp, Schramm, etc.). Les Alsaciens pendant les guerres contemporaines (guerre dAlgérie, de Crimée, dItalie, du Mexique, du Tonkin et de Chine). LAlsace et les Alsaciens pendant la guerre de 1870 (bombardement de Strasbourg, bataille de Reichshoffen, de Forbach, de Rézonville, de Gravelotte, Saint-Privat, campagne de Sedan, siège de Paris, campagnes des armée du Nord, de la Loire, des Vosges). Anecdotes militaires (laccent alsacien, bravoure, dévouement, exploits de partisans). Anecdotes historiques relatives à des Alsaciens (courage civique, patriotisme de civils, femmes et enfants).Josephe Wirth (né en 1830 à Landser, Bas-Rhin) est professeur, auteur de livres pédagogiques de 1859 à 1891, (grammaire, devoirs pour écoles primaires, livres de lecture courante), sensibilisé à la question linguistique régionale (La Langue française dans les départements de l'Est, ou des Moyens et des méthodes à employer pour propager la langue nationale dans les parties de l'Alsace et de la Lorraine où l'idiome allemand est encore en usage, 1867), avant de publier Les Gloires militaires de lAlsace et chez le même éditeur, Mémoires d'un jeune Alsacien (1902).Il publie ensuite deux biographies : Le maréchal Lefèbvre, duc de Dantzig, 1755-1820 (Perrin, 1904), et Monseigneur Colmar, évêque de Mayence, 1760-1818 (Perrin, 1906). Il est aussi lauteur de Contes d'Alsace.Les Gloires militaires de lAlsace est un livre de prix typique, exaltant la province perdue à travers son histoire héroïque (la légendaire « chambre des dernières cartouches de Bazeilles », que lon montrait aux touristes durant les quarante-quatre ans de lannexion de lAlsace-Lorraine et qui est aujourdhui un musée), parfait produit pour récompenser les élèves méritants, pour un livre couronné, comme le signale un paillon collé en page de titre, par lAcadémie française et honoré dune souscription du Ministère de lInstruction publique, du Ministère de la Guerre et du Ministère de la Marine. Cette indication signale que des exemplaires étaient achetés par ces ministères pour être distribués comme prix dans les établissements, partout en France. Lobjectif était de montrer lexceptionnelle bravoure des Alsaciens et par contrecoup de glorifier les « provinces perdues » et leurs habitants.Le Ministère de la Marine participe aux souscriptions, en raison de lengagement des troupes de marine dans la guerre, notamment lors de lépisode de la résistance de Bazeilles, près de Sedan (Ardennes). Le site du Musée de la dernière cartouche explique : « Pénétrer dans la Maison de la dernière Cartouche, cest se trouver plongé dans un lieu exceptionnel qui a gardé son caractère authentique et émouvant. Cest en effet dans cette ancienne auberge que se déroula le combat glorieux qui lui fit donner son nom. Dès le lendemain des combats, la Maison de la Dernière Cartouche devient un musée qui présente la bataille et les souvenirs des combattants français et bavarois, mais aussi les souffrances du village et de ses habitants. Les Bazeillais payèrent en effet un lourd tribut à cette guerre de 1870 qui rassemble pour la première fois la totalité des Etats allemands unis à la Prusse (Guillaume 1er) contre la France (Napoléon III). Les Troupes de marine qui se battirent à Bazeilles ont livré un combat particulièrement acharné, devenu emblématique de leur vaillance et de leur volonté de remplir jusquau sacrifice suprême la mission qui leur avait été confiée. En deux jours de combats acharnés, ce sont 2655 marsouins et bigors et près de 5 000 soldats bavarois qui tombèrent à Bazeilles. »Le site wikipedia ajoute : « Dans cette maison, une auberge à l'époque, l'auberge Bourgerie, s'est déroulé un des hauts faits de la guerre franco-allemande de 1870. Les troupes de marine française y ont résisté avec obstination, des heures durant, et jusqu'aux dernières cartouches tirées au compte-goutte. La dernière cartouche fut tirée par le capitaine, Arsène Lambert, qui commandait les quelques hommes retranchés dans ce fortin improvisé. Les survivants furent épargnés grâce à un officier bavarois impressionné par leur courage1. Mais les troupes bavaroises se livrèrent à des massacres dans le village, exaspérés par la résistance des marsouins et par la participation de civils français aux combats. Peu de temps après la guerre, le propriétaire de l'auberge a créé un premier espace souvenir dans ce lieu de mémoire. Le bâtiment a été racheté en 1899 par le journal Le Gaulois grâce à une souscription publique et a rouvert le 5 mai de cette même année. Le Souvenir français le prend en charge en 1909. Mais le musée ne s'est développé réellement quà partir de 1950, sous limpulsion du Comité national des Traditions des Troupes de marine, propriétaire des collections. Il a été rénové le 11 septembre 2005. »Le peintre militaire Alphonse de Neuville (1836-1885), a immortalisé la scène dans un tableau intitulé Les Dernières Cartouches (1873). Il fut vendu à la fin du XIXe siècle comme le tableau le plus cher du monde. Il a été racheté en 1960 et se trouve désormais au Musée de la dernière cartouche de Bazeilles.Bel exemplaire.
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