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WISEMAN (Cardinal Nicholas). Fabiola ou l'église des catacombes .

WISEMAN (Cardinal Nicholas). Fabiola ou l'église des catacombes .

SKU : 9500042
450,00 €Prix
Fabiola ou l'Église des catacombes. Tours, Alfred Mame et fils, 1893, gr. in-8 (30 x 21 cm), percaline rouge. Premier plat orné d'une riche composition noir et dorée, représentant Pancrace dans l'arène, les bras en croix, en extase mystique, debout face à l'empereur Dioclétien, indifférent à la panthère qui va le déchirer (d'après l'ill. p. 295), dans un encadrement de filets et listels, avec un bandeau décoratif en bas et à gauche, illustré de symboles judéo-chrétiens (monogramme, colombes, chandelier à sept branches, vase). Second plat orné de filets d'encadrement noirs, dos orné de motifs décoratifs avec en leur centre le monogramme et la colombe du plat, tr. dorées, 399-(1) p. ¦Édition ornée de 10 compositions hors-texte de Joseph BLANC (peintre et professeur à l'École des beaux-arts, 1846-19 04), gravées par Méaulle et de 75 figures in-texte d'après les monuments antiques. Traduit de l'anglais par Richard Viot, introduction de Léon Gautier. La première édition de cette traduction paraît chez Mame en 1871. Il n'y avait plus de hiérarchie cath olique en Angleterre en 1850 lorsque le pape Pie IX nomma archevêque de Westminster le cardinal Wiseman (1802-1865), d'origine irlandaise. Celui-ci avait fait, jusque là, surtout carrière à Rome, où il avait été recteur du Collège des Anglais (1828), conse rvateur des manuscrits arabes à la Bibliothèque vaticane, professeur de langues orientales à l'Université Romaine, et s'était fait connaître par un ouvrage où il défendait l'idée novatrice que l'enseignement scientifique n'était pas incompatible avec la do ctrine chrétienne. Le nouveau cardinal eut pour mission de développer l'église catholique en terre anglicane, ce qu'il parvint à faire en adoptant des positions libérales et modernes. Son roman Fabiola ou l'Église des catacombes (1854) eut un succès co nsidérable dès sa parution. Il fut traduit dès 1855 et eut plus d'une centaine d'éditions pendant un siècle, dont une vingtaine chez Mame dans la traduction Viot, à partir de 1871 (Viot est également le traducteur des ouvrages de lady Brassey chez le même éditeur). En peu de temps, Fabiola est devenu le prototype du roman historique chrétien, sans pour autant prétendre détrôner Les Martyrs de Châteaubriand ou même Les Derniers jours de Pompéi de Bulwer Lytton. L'auteur explique en préface qu'il a sim plement voulu inaugurer une Bibliothèque catholique populaire et qu'il écrivit à ses heures de loisir. Il mit à contribution sa connaissance approfondie de l'archéologie des catacombes romaines, que l'iconographie et le texte détaillent abondamment. "La scène se passe au commencement du quatrième siècle dans la ville de Rome. L'héroïne est sainte Agnès, telle que les légendes la représentent, poursuivie par un admirateur païen dont elle repousse l'amour parce qu'elle se regarde comme la fiancée de Jésus-C hrist. Ses luttes, ses souffrances et son martyre forment les principaux incidents de l'histoire de Fabiola, jeune beauté païenne, convertie par son exemple. Le but de l'auteur est de retracer un tableau de la vie des premiers chrétiens, de leurs instituti ons, de leurs cérémonies religieuses et des traitements barbares auxquels ils étaient sans cesse exposés" (Bibliothèque universelle de Genève, 1856). Le roman historique chrétien connut d'autres brillants succès avec Ben-Hur de Lewis Wallace (1880) et Quo Vadis de Henryk Sienkiewicz (1896). Après une vingtaine d'années d'éclipse en France, de nouvelles éditions de Fabiola reparaissent à partir des années 1970-80, notamment une en collection Pocket (1984) reprenant le texte de la traduction Viot, a vec un dossier historique réalisé par Claude Aziza. Le roman est alors considéré comme un ancêtre du genre péplum. A l'état de neuf.
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